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Non, je ne suis pas vulgaire. Le follow Friday, sur twitter, il y a bien longtemps qu’on l’appelle Fist Fucking, ce qui tu en conviendras est un poil (de cul) plus vulgaire que mon simple, consensuel, et presque maternel DTC. En gros, je t’explique le bouzin, si tu n’es pas coutumier du fait.
Le twitterer aime à faire gonfler son organe de substition, dénommé TL en y envoyant un maximum d’afflux sanguin, neuf. Afflux ci après dénommé followers. Les followers, c’est ce qui permet de faire bander ta TL, en fait. Peu de followers, toute petite TL. Beaucoup de followers, grooooooooooooosse TL. La masturbation, la seule valeur refuge de nos sociétés individualistes (Oulah mon dieu je fais des phrases mi sociologue-mi delarue, ça doit être un truc que j’ai sniffé). S’astiquer la tige en la sentant grossir avec plaisir sous ses doigts, et en public en plus. What else?
Alors tout le monde te dira: Non mais moi ce que je cherche sur twitter, c’est pas ça, c’est l’accueil, la convivialité, le partage... Et là, je te réponds? Et mon cul, c’est du poulet? Pour l’écoute et la convivialité (et le partage de colibacilles) va au Quick (hallal, rapport au poulet).
Tout le monde rêve d’avoir le plus possible de followers, et ceux qui disent le contraire sont des sociopathes. Ou des sots tout courts.
Donc, pour résumer.
Le premier jour, dieuternet créa Twitter, il vit que c’était bon, et le lendemain créa les comptes privés. Le mercredi comme il s’emmerdait un peu il décida de mettre au point les DM (pour se moquer en toute impunité des gens de la TL qu’on ne peut pas blairer), le jeudi il lança le con-cept kikoololbieberolesque sur le monde, histoire de mettre de l’animation, et le vendredi, il se dit que franchement c’était bien un jour à se faire baiser, après avoir trimé toute la semaine.
Il créa le #FF.
Au départ, l’idée n’est pas mauvaise. C’est un rendez vous avec tes followers, convenu d’avance, ou tu leur expliques la vie le sexe l’amour qui ils doivent suivre. Dit comme ça, ça sonne un peu dictatorial. Mais en fait, c’est surtout un moyen de faire découvrir ton univers, tes passions, ce qui te fait rire (le cheval c’est génial). Donc, au départ, tu t’appliques. Tu essaies de trouver des arguments valables et solides pour faire la pub des gens que tu aimes bien. Et en retour, tu es content quand on te fait ta pub. C’est vrai quoi, c’est toujours gratifiant quand on dit que tu es marrante, intelligente, tu as des big boobs (peut être moins la dernière en fait? Ou pas. Bref).
Mais twitter, faut pas se leurrer, a deux gros inconvénients.
Twitter, qu’on se le dise est un microcosme. Ou finit par l’être. A force de se fistfucker joyeusement les uns les autres on finit par se retrouver à non plus être à la queue leu leu mais en boucle infinie. Et on n’arrive plus à sortir de la boucle.
Et puis, sur twitter on est polis. On répond aux mentions (sinon on se fait engueuler, voire pire traiter d’influent), on dit bonjour le matin, on fait des bisous. A force de se lècher la pomme (ceci n’est pas une pub subliminale pour le Maychant Apôtre Cybernétique (ça va je dois surligner les initiales ou tout le monde a compris, pas que je ne fasse pas confiance à votre intelligence hein mais bon...)), on en arrive disais je, à force de se lècher la pomme à être “amis” avec des gens qu’entendons nous bien nous n’avons jamais rencontrés et qui ça se trouve sont de parfaits connards/asses. Là n’est pas le problème intrinsèque, être un connard n’a jamais empêché d’être drôle, le souci c’est que tu crées de l’AFFECTIF.
Le mot est lâché. l’affectif, le putain de truc qui fait que le #FF se fourvoie, et qu’il ne sert plus à rien.
Tu ne fais plus de #FF pour conseiller des comptes à suivre, tu “likes” des personnes. Et pire,si quelqu’un que tu aimes bien ne te like pas, tu ressens comme une blessure narcissique aussi idiote qu’absurde.
Et puis le concept non moins con du #FF back. Style réciprocité de la pipe/ du cunni. Vaguement nauséeux non? Parce qu'au final tu ne efefes pas parce que ça te plait mais parce qu'on t'as lustre l'égo.
Ohééééééééééééé. On se réveille.
C’est quoi la prochaine étape: “aimez vous les uns les autres?”.
Alors moi, je ne #FF plus. Parce que ça n’a tout simplement plus aucun intérêt.
Le premier qui me prouve le contraire ben....
Ben je le #FF tiens ! |
Commentaires
Moi je ne FF pas ou peu parce que j'ai la flemme, surtout. Je veux dire, balancer une liste de noms, pff un peu. Je FF à peu près autant que je cuisine, quoi. Quand j'ai le temps.
Sinon y'a http://autoff.com/
Par contre la seule chose que je retiendrais de ce labyrinthe c'est "Alors moi, je ne #FF plus. Parce que ça n’a tout simplement plus aucun intérêt."
C'est clair que niveau argumentation c'est moyen bas, mais c'est tellement plus simple...
C'est la première fois que je passe sur ce blog avec un nom de domaine payant (putain de système capitaliste) et je dois remercier Jean-Troll Sartre, c'est grâce à lui. Et donc ce blog m'apparait bien sympa si on enlève le côté graphique épuré qui ferait pleurer Simplet après avoir roulé une pelle à Blanche-Neige. Par chance, ce n'est pas moi, et je suis bien plus joyeux que lui de base, sans aucun additif.
Il m'apparaît, DONC, que ce blog roxxe du poney, d'autant que ce dernier article est tombé à un moment crucial ou "Putain", me demandais-je "Mais que signifie donc ce hashtag #FF de merde que les gens utilisent tous les vendredi ?" Une amie m'avait expliqué que c'était "Follow Friday" mais en omettant de dire que c'était en fait une foutue opération de comme géante à but inter-masturbateur (ce qui fait qu'on change un peu de main et d'objet dans la semaine, pour du gland neuf).
Et maintenant, je le sais, alors je promets de ne pas m'en servir, à moins d'en avoir envie.
Cordialement, un grand merci, et un petit à bientôt, parce que dans le fion, vous vous en foutez des comms tant que vous avez des lecteurs...
Et je m'en vais de ce pas hashtaguer #FF cet article pour le partager sur Twitter, obligé!
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